Yverdon 2026 : retours sur un congrès Reiki inspirant et prometteur !

L’association SwissReiki et Usui Reiki Verein ont organisé, début mars, un magnifique congrès Reiki à Yverdon en Suisse, que tous les participants ont grandement apprécié : un programme de haut niveau, à la fois académique et spirituel, des intervenants de qualité, une logistique impeccable… et une ambiance incroyable de partage serein, de découverte joyeuse et de plaisir de la rencontre d’autrui, dans un respect naturel de l’Amour et de la diversité !

Autant le dire tout de suite, l’événement a été un franc succès et augure bien pour la continuation de la diffusion du Reiki Usui en langue française, allemande, anglaise, espagnole, portugaise et italienne… et tel était bien l’ambition de ce congrès : rassembler toutes les bonnes volontés pour avancer ensemble “Sur le chemin d’Usui Sensei, ce qui était justement le titre du Congrès. Un très grand merci à nos principaux organisateurs en la personne de Christine et Francis : ce congrès, c’est à vous qu’on le doit, bravo du fond du cœur !

Inspirant

Dès les premières minutes, le ton était donné par Arjava Sensei, mettant en avant les aspects universels du Reiki, devant s’étendre bien au-delà de la seule tradition ou de sa culture japonaise d’origine, pour s’ouvrir à tous : chacun d’entre nous est Reiki !, dira Arjava, le Reiki a selon lui pour but de permettre à tout un chacun de reproduire l’expérience spirituelle d’Usui Sensei d’unité avec Tout, d’où le qualificatif pour le Reiki de satori no michi, c’est-à-dire de voie d’Éveil, au travers du Grand Amour. Cette introduction inaugurale a donné naissance à une ambiance générale réceptive et attentive, l’auditoire étant régulièrement invité à interagir avec les différents conférenciers : des questions de fond, des partages d’expérience, un foisonnement de réflexions d’étape et d’idées pour l’avenir du Reiki Usui, étonnamment convergentes, malgré l’absence de coordination préalable des intervenants sur une quelconque ligne à tenir lors du Congrès. L’Unité était naturellement présente, sans effort. Telle est la voie de la “Reikonciliation” (Reiki conciliation) entre les différents courants du Reiki, ouverte notamment par deux documentaires l’un sur Phyllis Furomoto (petite fille de Takata ayant repris le flambeau), l’autre sur Arjava Sensei (ayant secoué la légende dorée pour se rapprocher au plus près qu’il le pouvait de la source qu’a été Usui Sensei ; vous pouvez me voir avec mon second Maître en Reiki ci-dessous, c’est toujours un moment riche en émotions quand le vois).

Cet événement d’une grande richesse et d’une qualité certaine a mis la barre haut pour le plus grand bonheur des participants, qui ont pu se recueillir en un chemin de procession sur pas moins de quatre autels symbolisant les différentes étapes de la vie d’Usui Sensei (naissance, illumination, mort et legs) et y déposer une modeste offrande symbolique assortie d’une prière de gratitude pour celui sans lequel nous n’aurions pas été réuni tous ensemble (vous pouvez apercevoir deux des quatre autels derrière Graziano, Stephan et moi, représentant l’Italie, la France, l’Allemagne et l’Espagne sur la photo ci-dessous). Cet événement a su allumer une flamme internationale renouvelée chez les participants dans un esprit en harmonie complète avec ce que nous transmettons sur ce site lecercleetlecarre.fr et lors de nos initiations aux différents degrés du Reiki. Les participants ont même pu découvrir le Qìgōng lors d’une séance d’une heure que l’on m’avait demandé d’organiser, et que j’avais conçu comme un “buffet” des différents aspects du Qìgōng leur permettant de découvrir différentes facettes de cette discipline utilement complémentaire.

Prometteur

Par ce souffle nouveau, ce congrès a su redynamiser la communauté après une période Covid qui en avait perturbé plus d’un, ce qui annonce un renouveau des plus prometteur ! La direction a été clairement indiquée par les différent(e)s intervenant(e)s du congrès : reconnaître et tirer les conséquences correspondantes de l’essence spirituelle du Reiki, ce qui mène au paradoxe de la spiritualité : plus on progresse spirituellement et moins ce que l’on a à transmettre est attrayant et séduisant… puisque le travail réel sur soi que l’on demande est de plus en plus exigeant ! Le Reiki peut de façon surprenante être perçu de façon antagoniste, malgré son message d’Amour Inconditionnel, notamment par certaines confessions religieuses : au Portugal, c’est une approche de fréquentation ouverte, animée par un dialogue religieux constant qui a permis de passer de la méfiance à l’acceptation (voir la photo ci-dessous de Joāo et moi). Ceci nous amène à nous poser la question de savoir quelle est la boussole éthique qui nous est nécessaire pour nos orienter dans notre vie conformément au Reiki, et cette boussole est évidemment constituée par les 5 préceptes (Gokai), destinés à nous aider à cheminer et qui constitue un formidable outil de clarification tant de nos objectifs que de l’action.

Le Reiki n’est pas exclusivement une pratique à aborder sous l’angle spirituel : c’est aussi une pratique que l’on peut interroger sous l’angle managérial, sous l’angle anthropologique et sous l’angle médical, autrement dit sous des angles volontairement scientifiques, comme en témoigne par exemple le projet international World Reiki Research. Une ethnographie d’un voyage touristique et spirituel sur le mont Kurama (berceau de l’expérience spirituelle de Mikao Usui) permet de prendre conscience de la dimension collective et sociale de notre pratique. Cette dernière peut être appliquée cliniquement à l’hôpital, d’une part pour aider les personnels soignants dans leur quotidien des plus stressants et exigeants conformément à une expérimentation italienne, mais également en accompagnant les patients en oncologie, avec une amélioration de la qualité de vie et un impact positif mesurable sur certains symptômes, conformément à une projet thérapeutique mené en Suisse.

Un point historiquement important est de bien prendre la mesure de tout ce que les femmes ont fait pour la préservation et la transmission du Reiki : Koyama sensei (redynamisation de la Gakkai et du “Reiki japonais”), Chie Hayashi (veuve d’Hayashi sensei) et Chiyoko Yamaguchi (transmission du Jikiden Reiki), Hawayo Takata (transmission fondamentale du Reiki en occident et source de l’enseignement reçu par plus de 90% des pratiquants de Reiki dans le monde)… et bien d’autres (dont nos chères organisatrices que vous pouvez voir dans l’image ci-dessus) ! Elles ont toutes été d’inestimables “points de connexion”, des éléments structurant et indispensables de la préservation et de la transmission du Reiki Usui dans le monde, favorisant ainsi l’être ensemble dans le Reiki“, où chacun a sa place, où le Reiki est pour toutes et tous.

Sur ces bases, l’assistance a finalement pu poser poser des questions plénières aux intervenant(e)s réunis en Table Ronde de clôture, répondant toutes et tous successivement à la question posée, afin de partager leurs expériences et idées autour de “La contribution d’Usui Sensei et du Reiki à la civilisation : passé, présent et futur. Si les différents protagonistes n’ont pas réellement été “visionnaires” (au sens où ils n’ont pas proposé un unique futur de façon volontariste et unilatérale), ils ont au contraire esquissés des voies variées mais concordantes de construire notre avenir en commun, dans la grande famille du Reiki Usui ! Ce congrès restera indubitablement dans les annales comme un très beau congrès fondateur. La suite… dans deux ans ? On espère vous y voir nombreuses et nombreux !