Tàijíquán (太極拳)

Le Tàijíquán (太極拳) est un Art Martial Interne chinois, souple et flexible, dont le principe est de ne pas s’opposer à la force de l’adversaire (créer une situation de “force contre force” ou double weighting), mais plutôt de la neutraliser (化勁, huà jìng) pour l’annuler en la guidant dans un espace vide, ou au contraire de l’emprunter à l’adversaire (借勁, jiè jìng) pour la retourner contre lui.

Les personnes intéressées par découvrir et approfondir le style Yáng de Tàijíquán (楊氏太極拳, Yáng shì Tàijíquán) pourront se reporter aux nombreux ouvrages et vidéos de Maître Yáng sur cet art : ils sont de loin les plus riches et les plus détaillés sur ce sujet et sont disponibles en anglais et en français. Le style Yáng est le style de référence dans l’enseignement du Tàijíquán de l’école YMAA. Vous trouverez plus de détail sur le déroulement du curriculum proposé par la YMAA en cliquant ici.

L’Association le Cercle et le Carré est depuis septembre 2019 une école officielle de la YMAA : la YMAA Paris Nord. La YMAA Paris Nord ne dispense pas encore de cours de Tàijíquán à proprement parler. En revanche, dans ses enseignements de Qìgōng, une part importante du programme est consacrée au Qìgōng martial souple et doux du Tàijíquán, dont la pratique est excellente pour la santé et pour le développement corporel et articulaire.

Nous suggérons aux personnes intéressées par le Tàijíquán de participer à des cours ou des stages organisés par l’une des écoles YMAA proches de chez elles (voir les sites des différentes écoles, en cliquant sur les liens suivants : YMAA France et YMAA International)

L’école YMAA offre typiquement les contenus suivants dans ses enseignements de Tàijíquán : 

  • l’étude des applications martiales (武學應用, wǔ xué yìng yòng) : comment utiliser les techniques et les jìng appris dans la séquence de façon pratique, dans un combat. Outre les techniques de frappe avec les pieds (踢, tī) et les mains (打, dǎ), on retrouve dans cette rubrique le travail du shuāi jiāo (摔跤), pour déséquilibrer et faire trébucher/tomber/chuter, et des qínná (擒拿), pour contraindre et immobiliser.
  • la pratique de la séquence de combat à deux (散手, sǎnshǒu) : l’apprentissage progressif de la distance et du rythme, de la combinaison permanente de l’attaque et de la défense, dans des situations de combat usuelles et de plus en plus réalistes.
  • le maniement des armes traditionnelles (兵器, bīng qì) en Tàijíquán de style Yáng : le sabre (刀, dāo), l’épée (劍, jiàn), le bâton long (棍, gùn) ou la perche (桿, gǎn) et la lance (槍, qiāng).

La pratique du Tàijíquán comporte de nombreux bienfaits physiques, émotionnels et même spirituels. De plus en plus d’études médicales en attestent d’ailleurs. Nous ne pouvons que vous recommander chaudement cette merveilleuse pratique qui saura vous accompagner tant dans vos moments solitaires (pratique individuelle et recherche intérieure) et que lors d’une pratique de groupe (pratique collective et recherche d’harmonie avec le ou les partenaires).