5 questions fréquentes sur le Reiki

Le lotus épanoui symbolise le Cœur ouvert, le violet est la couleur de la Spiritualité

1) Le Reiki est-il accessible à tout le monde ou y a-t-il des pré-requis pour être initié ? 

L’initiation au 1er Degré du Reiki est accessible à tout le monde, sans aucun pré-requis ; il suffit juste d’être intéressé et curieux et d’avoir envie de se faire du bien !

Toutes les connaissances sur l’énergétique du corps humain et la spiritualité sont évidemment les bienvenues, mais elle ne sont pas nécessaires et le savoir indispensable est transmis durant le week-end d’initiation au Degré du Reiki correspondant. Ceux-ci débouchent sur une expérience personnelle et tangible, de première main, vécue dans votre Corps, dans votre Cœur et votre Esprit.

La démarche d’initiation permet une ouverture graduelle de conscience, débouchant sur la reconnexion avec le monde énergétique et spirituel que notre culture occidentale nous a trop souvent appris à oublier ou à ignorer, et donc à méconnaître. L’initiation au Reiki est l’occasion de redécouvrir ces aspects profonds et primordiaux de notre Être, dont les aspects matériels ne représentent qu’une certaine partie…

Laissez le Reiki couler jusqu’à vous et l’Amour remplir votre Cœur…

2) Comment se déroule une initiation au 1er Degré du Reiki ?

L’initiation, dans notre association, se déroule usuellement sur un week-end (2 jours), afin de prendre le temps de découvrir, d’explorer et d’approfondir ce qui y est transmis. D’autres proposent des initiations sur une seule journée, voire sur une demi-journée ! D’expérience, c’est bien trop court pour que les participants aient réellement le temps d’assimiler le contenu, les pratiques et l’expérience reçues lors du week-end d’initiation à un Degré : la durée ne fait pas tout, mais un minimum est nécessaire… Certains Maître-Enseignants enseignait parfois le 1er Degré sur une période de 4 à 5 jours consécutifs ; cette durée est sans doute un peu longue, mais elle permet de faire un travail approfondi en présentiel. Le format sur 2 jours est celui qui convient le mieux à la grande majorité des participants.

Le week-end d’initiation au 1er Degré du Reiki que nous proposons consiste en une découverte personnelle de ce qu’est le Reiki, de façon théorique, puis pratique : la démarche spirituelle du Reiki, l’Homme entre Ciel et Terre (énergie, santé et spiritualité), les 5 principes (Gokai) et leur importance, la méditation Reiki (Gasshō), l’auto-traitement Reiki (Ji Chiryō) et les positions des mains ; une pratique d’une demi-heure environ que tous ceux que je connais apprécient pour le bien-être qu’elle procure), la relaxation sur table (travail sur un receveur à qui l’on transmet du Reiki) et d’autres choses encore !

À cela s’ajoute plusieurs séances individuelles d’initiation (une cérémonie personnelle permettant d’hyperactiver la capacité de l’individu à ressentir physiquement et à canaliser cette énergie d’Amour inconditionnel qu’est le Reiki). On les nomme Reiju en japonais.

Une place significative est faite à la pratique sur soi et sur l’autre, afin de développer une expérience personnelle et profonde, ce qu’un livre ne pourra jamais apporter. L’objectif est que les initié au 1er Degré du Reiki puisse repartir chez eux et pratiquer de façon autonome ; on leur demande d’ailleurs de prendre un engagement de pratique de 21 jours de l’auto-traitement (voir ci-dessus) après l’initiation : toute discipline spirituelle demande (au moins) un peu de discipline.

Percevoir la Lumière là où elle est…

3) Est-on en mesure de “traiter des personnes” en Reiki ?

La réponse est oui, mais il est important de rappeler que le traitement que l’on donne en Reiki (à soi-même ou sur un receveur demandeur) n’est pas de même nature que ceux de médecine occidentale : il s’agit d’un traitement spirituel non médical. On parle d’ailleurs souvent de “soin Reiki“, tout simplement parce qu’en Reiki on prend soin des gens : on leur apporte du bien-être, voire du “mieux-être” ; on peut aussi faire un soin chez une esthéticienne, mais le Reiki ne se situe pas sur le même plan…

Le ressenti que l’initié au Reiki développe peut le conduire à faire une forme de bilan énergétique, afin d’harmoniser l’énergie spirituelle du receveur, mais ceci n’est pas un diagnostic médical, c’est-à-dire une pratique réservée à la médecine occidentale, en France ; cette dernière possède en effet le monopole légal de toute pratique médicale depuis la loi du 19 Ventôse de l’An XI (10 mars 1803), dont le premier objectif était de mettre un terme au charlatanisme. Les résultats d’une pratique doivent désormais être prouvés par des preuves matérielles (et selon les canons de la science moderne), ce qui n’est évidemment pas du domaine des phénomènes énergétiques des plans émotionnels et spirituels. En cas de problème de santé (maladie), il faut consulter un praticien de médecine occidentale en France, qui plus inscrit au tableau départemental de l’Ordre.

Pratique de la Relaxation sur table : laissez votre Esprit se détendre et abandonnez-vous au bien-être…

4) Doit-on être initié aux 4 Degrés (et dans l’ordre) pour pouvoir faire un soin Reiki ?

Non, vous n’avez besoin que du 1er Degré ! À l’issue du 1er Degré, vous serez d’ores et déjà en mesure d’effectuer sur vous-même ou une personne demandeuse un soin Reiki (“auto-traitement” ou “relaxation sur table”). De tous les Degrés, c’est le 1er (la fondation), qui est le plus important, pour commencer à nous ouvrir à l’Amour inconditionnel et laisser la Joie du Cœur se diffuser dans nos vies.

Chaque Degré vous permet d’approfondir votre ressenti et votre compréhension des phénomènes énergétiques et spirituels, et ainsi d’aller du physique (le 1er Degré), à l’émotionnel (le 2ème Degré), puis au Spirituel (3ème Degré) ; le 4ème Degré est un peu à part : il vous apprend à initier d’autres personnes au Reiki et correspond donc à un choix de vie personnel (la transmission n’est pas le projet de vie de tout le monde).

On voit qu’il y a ainsi une logique de progression des Degrés, c’est la raison pour laquelle les initiations se font dans cet ordre et qu’il faut avoir été initié au Degré précédent pour pouvoir être initié au Degré suivant. Rien n’oblige à suivre tous les Degrés et l’initiation au 1er Degré n’oblige aucunement à poursuivre ; il est cependant souvent conseillé de faire également le 2ème Degré, qui permet vraiment de rentrer dans la pratique du Reiki. Dans tous les cas, ce choix vous appartient : venez si le Cœur vous en dit !

À la découverte de l’énergie spirituelle et de ses effets…

5) Le Reiki est-il une secte dangereuse ???

Au risque de décevoir certains, la réponse est, à ma connaissance : non… ! Mais pour comprendre la sobriété de cette réponse, il va nous falloir reprendre les choses en détail et, puisqu’il s’agit d’argumenter et non d’asséner, nous allons devoir nous étendre un peu, désolé…

Qu’est-ce qu’une dérive sectaire ?

Le site de la MIVILUDE propose la définition suivante : “Il s’agit d’un dévoiement de la liberté de pensée, d’opinion ou de religion qui porte atteinte à l’ordre public, aux lois ou aux règlements, aux droits fondamentaux, à la sécurité ou à l’intégrité des personnes.”

Le Reiki est apolitique, sans rattachement religieux et prône l’Amour inconditionnel… la première partie de la définition ne le concerne normalement, sauf à appeler Reiki Usui ce qui n’en est pas. De même, rien dans le Reiki ne recommande ni n’invite à porter atteinte à l’ordre publique, enfreindre la loi : dans une démarche d’Amour de tout et de tous, on voit mal comment cela serait possible.

Pourtant, il y a des “mouvements sectaires” d’origine japonaises, bien connu du gouvernement français, promouvant la Paix et l’Harmonie, comme, par exemple :

  • La Sōka Gakkai (創価学会 ; société pour la création de valeurs) : une secte bouddhiste Nichiren radicale, où des laics célèbrent les mariages et les rites funéraires… rien de tout ça en Reiki, qui est apolitique et ne dépend d’aucune religion en particulier, y compris le bouddhisme, quoi qu’il y ait des origines indiscutables du Reiki dans le Bouddhisme (mais pas seulement…). Aujourd’hui, après de nombreuses opérations de “transparence”, elle n’est plus réellement considéré comme une secte dangereuse, mais son ancienne réputation demeure. Avait-on tort de la considérer comme secte avant et raison maintenant ? Ou bien est-ce l’inverse ? On lui a reproché sa pratique trop stricte et “dégradante”, notamment sur la répétition d’un mantra. La Sōka Gakkai est reconnue comme une “nouvelle religion” dans plusieurs pays. Le Reiki n’est pas une religion : vous êtes libre d’aller et venir, on ne demande de croire en rien, mais on demande, juste pour aujourd’hui, d’ouvrir son cœur ; le Reiki est une spiritualité tournée vers l’Amour.
  • Sūkyō Mahikari (崇教真光 ; doctrine adorée de la vraie lumière) : elle prône la “purification spirituelle en vue du salut par l’art de la vraie lumière” (en faisant des offrandes à l’association ou physiquement en projetant de la lumière par les paumes des mains), avant, semble-t-il, l’imminente disparition de la race humaine. Le Reiki n’est pas un groupe religieux et n’est donc pas organisé comme tel, du coup il ne demande pas d’offrandes (comme autant d’indulgences moyenâgeuses)… En revanche, on parle bien aussi de la Lumière (comme dans toute spiritualité), mais pas dans une version “purifiante” et potentiellement très culpabilisante, mais dans le sens de l’ouverture du Cœur vers l’Amour inconditionnel. Attention : le Reiki n’empêche pas de prendre des coups de soleil si on s’expose trop à sa lumière !

Quelles pourraient être les dérives sectaires en Reiki ?

Si l’on essaye de caractériser une dérive sectaire (qui pourrait concerner le Reiki issu de Mikao Usui), elle consisterait très probablement à chercher à avoir de l’emprise sur quelqu’un en devant un “gourou thérapeute”. Le Reiki ne serait alors que l’une des nombreuses “sectes guérisseuses” qui ont fleuri de par le monde et, sans doute, à toutes les époques…

Dans le cas du Reiki Usui, les choses sont cependant assez explicites. Comment le fondateur appelait-il sa méthode ? Il la nommait Shin Shin Kaizen Usui Reiki Ryoho (心身改善臼井靈氣療法), ce qui signifie littéralement : “amélioration du corps et du cœur/mental par la méthode de traitement Reiki d’Usui “. Le Reiki prône bien, certes, la guérison et le développement Spirituel (voir le Rei de “Reiki“) et il propose un “traitement” (ou, dans un langage plus moderne, un soin Reiki, de type relaxation sur table) ; il est vrai que le fait de se détendre est généralement considéré comme “bon pour la santé”, alors que le fait d’être tendu tout le temps risque sans doute de favoriser… l’hypertension. On voit pourtant assez facilement que le Reiki n’a aucune prétention à faire de qui que ce soit un “gourou thérapeute” : on ne promet aucune guérison en Reiki ! De ce fait, en aucun cas, le Reiki ne remplacera (et n’a vocation à remplacer) la médecine d’urgence ou la médecine tout court. Le Reiki n’est pas médical, il est d’ordre spirituel.

Le principe spirituel du Reiki est justement que l’on laisse tout le monde fondamentalement libre (que ce que la personne fassent nous plaisent personnellement ou non n’a aucune importance) et la Spiritualité rend libre et autonome, certainement pas dépendant… et encore moins “asservis”.

Ce qui est réellement visé : pas le Reiki, mais des charlatans qui usurpent malheureusement son nom…

Il apparaît assez rapidement que c’est un donc un faux procès que l’on intente au Reiki. Ce qui est visé, ce n’est pas le Reiki mais certains praticiens de Reiki qui ne sont en fait… que des charlatans, comme il en existe dans tous les domaines. En effet, si vous voyez quelque chose étiqueté “Reiki” et où l’on cherche à vous embrigader, à agir comme directeur de conscience, penser à votre place, vous conditionner, vous imposer des normes et des pratiques arbitraires et indiscutables, et que l’on essaye de vous isoler socialement en vous faisant toujours fonctionner en vase clos et de couper vos liens avec vos proches ou votre famille, il n’y a qu’une seule chose à faire : fuyez et parlez-en ! Il y a en effet une bonne chance que vous ayez rencontré un phénomène de dérive sectaire, qui devrait faire l’objet d’un signalement auprès de la MIVILUDE.

Il est d’ailleurs exact que le Reiki est cité dans leur rapport d’activité 2016, avec la kinésiologie, comme “méthode particulièrement inquiétante“. Ce qui surprend dans les deux paragraphes ensuite consacrés au Reiki, c’est qu’ils ne sont justement pas particulièrement inquiétants, sauf l’affirmation qu’Usui aurait reçu “les clefs de la guérison” (une affirmation que je n’ai jamais entendue nulle part, même dans le plus New Age des Reiki…). Si la MIVILUDE cite le Reiki, c’est d’abord parce qu’elle a reçu un certain nombre de signalements, mais parmi ces signalements effectués par des personnes inquiètes, combien correspondent réellement à une dérive sectaire ? C’est vrai que si les personnes évoluent, elles changent et donc “ça n’est plus comme avant“, ce qui peut perturber tout autant la personne que son entourage, qui s’inquiète de ces changements.

Pour ma part, je n’ai jamais vu (ni de près, ni de loin), ni même entendu parlé, de personne ayant été embrigadée dans une “secte Reiki” (le concept même est justement à l’opposé de l’essence spirituelle du Reiki…) et j’ai donc été très surpris et choqué lorsque je suis tombé sur le “Reiki Bunseki” diffusé par C. Mortier et E. Ivanez (cette dernière qualifie souvent le Reiki qui n’est pas de son propre courant de “Reiki dévié”). Ils utilisent d’ailleurs abondamment, dans leur communication Internet, l’argument de dérives New Age et sectaires dangereuses, qui seraient apparemment très répandues dans le monde du Reiki, pour légitimer leur propre cause… à laquelle n’importe quelle personne saine d’esprit ne se songerait, bien entendu à s’opposer. Mais laissons de côté la quantité d’histoire de pratiques charlatanesque qu’ils racontent régulièrement pour se concentrer sur une source officielle et gouvernementale. Le rapport de la MIVILUDE (2016-2017, p. 38-39) dit ainsi :

Petit à petit la relation va se baser sur l’admiration du patient envers son thérapeute, qui pourra imposer toutes ses exigences, allant jusqu’à la soumission totale de l’adepte qui aura subi des pressions réitérées afin d’altérer son jugement.

Selon les récits rapportés par les proches des victimes, le changement de comportement s’opère après quelques jours de stage, voire après quelques séances d’initiation. Le coût des stages peut avoisiner dans certaines situations plusieurs centaines de milliers d’euros ; ce qui n’est pas sans conséquences sur le budget des familles et entraîne leur appauvrisse-ment financier. Certains adeptes vont jusqu’à s’endetter pour faire face aux coûts des initiations“.

(…)

Beaucoup de pseudo thérapeutes n’hésitent pas à afficher, notamment sur leur site Internet et sur leurs différents supports de communication, des médailles et des diplômes.

Ils créent ex nihilo un environnement institutionnel avec des fédérations destinées à faire oublier que ces pratiques ne sont pas reconnues par les Autorités sanitaires et qu’ils interviennent en dehors de tout cadre légal.

Ils éditent des chartes ou des codes de déontologie, non contraignants dès lors qu’il n’existe pas d’ordre professionnel reconnu par l’État.

Cette stratégie de la respectabilité a partiellement porté ses fruits dans la mesure où le reiki comme la kinésiologie semblent aujourd’hui faire partie du champ du mieux-être et ont fini par s’installer dans le champ sanitaire. Ces techniques font d’ailleurs leur apparition dans quelques établissements de santé avec tous les risques que cela peut représenter pour les patients (déstabilisation, perte de chance de guérison).

https://www.derives-sectes.gouv.fr/sites/default/files/publications/francais/rapport_miviludes_2017_web_v2_0.pdf (les mises en gras sont de notre fait)

À lire ce texte, il décrit une réalité avec laquelle sans doute peu d’entre nous sont familiers : gouroutisation, captation d’argent énorme pour les initiations (même au temps de Takata, ça n’excédait pas les 10 000$ et on dépasse rarement les 3000 € aujourd’hui), manipulation institutionnelle, stratégie sournoise, conséquences gravissimes (“perte de chance de guérison”). Le loup existe bel et bien, mais certains peuvent aussi jouer sur son image pour effrayer le mouton et… mieux le faire rentrer dans la “bonne” bergerie : celle qui correspond à leurs croyances (évidemment) le plus souvent conservatrices (respectabilité oblige).

Jouer sur les peurs est malheureusement une forme classique de manipulation. Les tendances “complotistes” n’aident pas à se rendre compte que l’on ne rencontre pas le loup à chaque coin de rue, prétendre le contraire est une forme de diabolisation. On voit qu’il est difficile de faire la part des choses et de rester réellement objectif ; c’est cependant quelque chose qui va avec le chemin spirituel : faire preuve d’esprit critique, de discernement, vérifier par soi-même et pour soi-même, ce qui est utile partout dans la vie !

Si les personnes psycho-affectivement fragiles sont évidemment plus facilement vulnérables pour ces prédateurs, ce ne sont pas usuellement les personnes que l’on voit en Reiki : elles nécessitent un accompagnement spécifique. En Reiki, on proposera, juste pour aujourd’hui, de l’Amour inconditionnel, afin d’aider à la guérison du Cœur et de l’Esprit. Ce n’est pas parce qu’il y a quelques canard boiteux dans la famille Reiki (il y en a et tout le monde le sait malheureusement, une situation familiale classique) que toute la famille est elle aussi boiteuse et devrait être jetée avec l’eau du bain.